Le problème s'est déclaré lors de la première année d'école. Patrick démontre des problèmes d'apprentissage prononcés. Les parents décident alors de le faire évaluer par un neuropsychologue, qui diagnostique un cas de dysphasie sévère. Ce trouble du développement du langage limite de façon importante les interactions verbales, la socialisation et les apprentissages scolaires.
Selon les spécialistes, un enfant souffrant de dysphasie doit être suivi par un orthophoniste, un éducateur spécialisé et un orthopédagogue, services que n'auraient jamais reçus Patrick, selon les parents. «Mon fils ne comprend pas toujours, il faut lui expliquer tranquillement, avec des mots simples et il a de la difficulté à s'exprimer. Les professeurs ne peuvent pas lui fournir toute l'attention et aucun service spécial ne lui est offert», affirme tristement Annie, la mère de Patrick.
Depuis 4 ans, les parents tentent d'obtenir des services en changeant leur enfant d'école, mais se heurtent au refus obstiné de la Commission scolaire anglophone que Patrick fréquente depuis que des spécialistes ont conseillé de l'éduquer en anglais, la langue de Shakespeare étant plus facile à apprendre que celle de Molière. «La Commission reçoit de l'argent du gouvernement pour offrir des services à des enfants tels que mon fils, mais rien n'est fait. Même le Ministère, à qui j'ai envoyé une lettre, me répond qu'il n'y peut rien, que les affaires de la Commission scolaire ne les concerne pas!», insiste le père.
Avec les années, Patrick devient la cible de moqueries de ses camarades d'école et même, selon les parents, de certains professeurs. Il se venge avec les poings et se mérite quelques suspensions. La dernière, en date du 12 mars, devait durer une journée. «La directrice m'a appelée et m'a dit de ne plus renvoyer mon fils à l'école, qu'ils ne pouvaient plus lui enseigner car ils n'avaient pas les ressources pour enseigner à un enfant dysphasique et que le chauffeur d'autobus était avisé de ne plus embarquer Patrick». La mère ajoute que pendant toutes ces années, son fils n'avait jamais de devoirs, qu'on ne lui faisait passer aucun examen et que, même s'il était en quatrième année, qu'il lisait et écrivait comme un enfant de deuxième année.
Suite à cette suspension, la Commision scolaire a étudié le dossier et convenu que la meilleure solution était d'envoyer l'enfant dans une classe spéciale de l'école Crestview, une école qu'avait déjà fréquentée Patrick et où il aurait eu des problèmes avec certains professeurs. Les parents refusent cette alternative.
«La classe est constituée d'enfants avec des problèmes de comportement et les professeurs nous ont avoué ne pas avoir les compétences pour enseigner à des enfants dysphasiques», mentionne le père.
A la commission scolaire, c'est un tout autre son de cloche. «La classe où nous voulons envoyer Patrick est une classe pour enfants ayant des troubles d'apprentissage et son professeur est un homme qui a plus de vingt ans d'expérience avec ces enfants. Les parents nous demandent une classe formée que d'enfants dysphasiques, mais nous n'avons pas de telles classes dans la commission scolaire», fait remarquer le directeur général, Giordano Rosa Del Vecchio. Il maintient que depuis six mois, ce sont les parents de Patrick qui le retiennent à la maison.
Les parents demandent à toute personne vivant une situation similaire de les contacter au 625-5559.
campagne publicitaire
La campagne publicitaire de l\'Association est lançée. Afin de visualiser le vidéo réalisé, tapez Au clair de la lune et association québécoise de la dysphasie sur You Tube.
Conférence de presse
La conférence de presse du 26 octobre 2009 qui lançait la campagne publicitaire se retrouve sur You Tube. Inscrivez Association québécoise de la dysphasie dans le moteur de recherche.
Téléjournal Montréal 3 août 2009
Un reportage sur le tournage du vidéo Au clair de la lune se retrouve en archive. Pour le trouver avec google. Tapez téléjournal montréal 3 août 2009. Cliquez intégral. Aller à l\'écran 3/6 attendre 10 secondes.
Une pilule, une petite granule
L\'émission du 12 novembre (émission 128)qui traitait de la dysphasie, peut être revue sur le site de Télé-Québec à: http://pilule.telequebec.tv