Position de l'OOAQ sur la dysphasie

L'ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec a produit en 2004 un document important sur la définition de la dysphasie et sur l'évaluation et le suivi des enfants atteints de dysphasie.

Définition

La dysphasie est un trouble primaire du langage, dans les sphères expressive ou expressive et réceptive, qui s'observe par des atteintes variables affectant le développement de plus d'une composante du langage : phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique.

En plus d'une hétérogénéité des manifestations de ce trouble d'un individu à l'autre, il se caractérise, chez un même individu, par sa persistance, la variabilité du portrait clinique dans le temps, de même que par une forte probabilité qu'il y ait peu d'évolution sans intervention. La dysphasie est souvent accompagnée d'autres signes et peut aussi coexister avec d'autres déficiences.

La dysphasie a des répercussions qui peuvent entraver le développement et le fonctionnement de l'individu sur les plans personnel, social, scolaire et professionnel. Par conséquent, la dysphasie engendre des situations de handicap et des préjudices variables pour l'individu et son entourage selon les circonstances et à tous âges de la vie.

Diagnostic

.

La conclusion diagnostique de dysphasie doit être posée par un orthophoniste. L'identification de la dysphasie repose avant tout sur l'observation minutieuse et objective d'un ensemble de comportements. Cependant, les manifestations langagières identifiables ne sont pas nécessairement exclusives à la dysphasie. En effet, certaines de ces manifestations peuvent aussi s'observer en partie dans d'autres contextes cliniques, notamment ceux des retards de langage, des troubles d'apprentissage, des troubles envahissants du développement et de la déficience intellectuelle.

La conclusion orthophonique de la présence d'une dysphasie s'établit de manière différentielle et longitudinale. L'orthophoniste doit s'assurer que la présence d'autres déficits n'explique pas le trouble du langage. Cependant la dysphasie peut co-exister avec d'autres déficiences, auditive, intellectuelle, ou motrice. Dans ces conditions, la primarité du trouble du langage devient alors difficile à établir.

Ainsi, le suivi régulier en orthophonie, le temps accordé pour bien connaître l'enfant, la consultation auprès des autres intervenants et une bonne connaissance des pathologies permettent de conclure ou non à la présence d'une dysphasie. L'évaluation de la dysphasie doit être envisagée comme un processus dynamique, jamais figé dans le temps.

L'OOAQ propose 20 indicateurs qui contribuent à l'établissement d'une conclusion orthophonique. Lorsque les critères basés sur ces indicateurs sont satisfaits, la démarche diagnostique peut conduire soit à la conclusion que l'enfant risque de présenter une dysphasie (s'il a moins de 4 ans ou au début d'une démarche diagnostique différentielle) soit à la conclusion qu'il présente une dysphasie.

Nouvelles et faits saillants

campagne publicitaire

La campagne publicitaire de l\'Association est lançée. Afin de visualiser le vidéo réalisé, tapez Au clair de la lune et association québécoise de la dysphasie sur You Tube.

Conférence de presse

La conférence de presse du 26 octobre 2009 qui lançait la campagne publicitaire se retrouve sur You Tube. Inscrivez Association québécoise de la dysphasie dans le moteur de recherche.

Téléjournal Montréal 3 août 2009

Un reportage sur le tournage du vidéo Au clair de la lune se retrouve en archive. Pour le trouver avec google. Tapez téléjournal montréal 3 août 2009. Cliquez intégral. Aller à l\'écran 3/6 attendre 10 secondes.

Une pilule, une petite granule

L\'émission du 12 novembre (émission 128)qui traitait de la dysphasie, peut être revue sur le site de Télé-Québec à: http://pilule.telequebec.tv